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Mon réseau social lave-t-il plus blanc ?

2002 naissance de Facebook, le plus grand réseau social au monde valorisé aujourd’hui à près de 70 milliards de dollars. Et voilà qu’arrive maintenant Google+, son wannabe alter ego !

La raison ? Une simple réaction de concurrent. Un peu comme un lessivier qui sort une lessive pour contrer un autre lessivier et lui prendre des parts de marché.

Google sort donc sa nouvelle lessive – qui comme celle de son concurrent – est un réseau social qui met en relation des gens entre eux. Il y a des différences, certains diraient même des « + » produits…mais un réseau social est-il un produit comme un autre ?

Sachant que je base toute ma vie connectée sur Facebook, que j’ai passé plusieurs années à créer mon réseau de « friends » sur Facebook et que Facebook est devenu depuis bientôt 10 ans l’égal du bistrot d’à côté où une majorité d’internautes vient spontanément se retrouver parfois plusieurs heures par jour…pensez-vous vraiment que je vais changer mes habitudes, mes repères, mes contraintes pour quelques « + » ???

Créer un nouveau réseau social pour simplement laver un peu plus blanc que son concurrent ne relève pas de l’intérêt de l’utilisateur. Intérêt pour un site comme Facebook qui réside je le pense dans son caractère essentiel, c’est-à-dire fondateur d’une interaction unique et structurante. Proposer le même type d’interaction impliquant quasiment la même communauté que Facebook revient en vérité à ne susciter autour de Google+ qu’un intérêt très accessoire. En clair : je tenterai l’expérience de créer mes cercles d’amis, mais il est peu probable que je les fasse vivre car ils ne sont que des clones quelque peu améliorés de ma communauté virtuelle d’origine !

Ajouté au constat de la baisse généralisée de la fréquentation des réseaux sociaux, on ne peut qu’émettre des doutes quand au succès de la nouvelle plateforme de Google.

Les sites qui lavent plus blanc, à force c’est lessivant…

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Tentative de websuicide

Si comme moi vous êtes parfois frappé d’un éclair de lucidité sur le vide de votre existence et qu’il vous semble que ça ne peut plus continuer ainsi, sachez que le suicide existe…

Wow, j’en vois déjà qui allument le gaz…Je veux bien sûr parler de votre existence numérique sur les media sociaux. Celle de Facebook, Twitter, My space et Linked in qui se substitue de plus en plus à votre vie réelle privée et professionnelle.

Pour en finir donc, rendez-vous sur  http://www.suicidemachine.org

le mini-site application qui vous désinscrit instantanément du média social de votre choix.

Avouez-le : Votre vie numérique, de part la somme des échanges et des interactivités qu’elle propose, a fini par vous extraire du monde réel. Les patrons furent d’ailleurs les premiers à en parler en dénonçant de sérieuses pertes de productivité dues à la vie 2.0 de leurs collaborateurs pendant leur temps de travail.

Productivité mise à part, c’est surtout des limites des média sociaux dont témoigne ce mini site. Leur grande force a longtemps principalement résidé dans leur promesse : celle d’être en connivence avec le monde entier. Une perspective prometteuse sur laquelle se sont jetés de nombreux annonceurs et agences, espérant créer un nouveau lien avec leurs consommateurs.

Hors si la connexion numérique existe, il semble que votre friend sur Facebook ne soit pas forcément votre ami dans la vraie vie ! Certains groupes d’affinité sur Facebook soulignaient même cette réalité en s’appelant « J’ai plus de 100 amis sur Facebook mais je bouffe toujours tout seul à la cantine ».

D’où sans doute la désillusion du 2.0 et la tentation du websuicide…