Archives du mot-clé Iphone

Old but true

Ils hantent la pub, les clips, le cinéma…Ils n’existent pratiquement plus dans la vie réelle mais restent des images extrêmement populaires parlant même aux jeunes générations.

Ils, ce sont les vinyles, les cassettes, les appareils photo polaroid ou encore ces appareils Lomo. Je trouve ces objets fascinants non pas par leurs atouts technologiques bien sûr, mais par la symbolique qu’ils véhiculent. Ils apparaissent en effet aujourd’hui comme les nouvelles icones d’une culture branchée face aux supports numériques plus « mainstream ».

Cette culture branchée indiscutablement empreinte de nostalgie qui semble vénérer ces objets comme autant de reliques des artistes des années 70-80. Un bon vinyle des Led Zepplin a aujourd’hui la valeur morale d’un CD de Mozart…le rétro est ainsi le label qualité de notre époque.

Mais peut-être plus que la notion de qualité, très disputée à juste titre par les évolutions digitales et numériques, c’est une recherche d’authenticité qui se profile derrière ces objets.

On le dit tous : la « vraie » bonne musique est née sur vinyle, les « vrais » bons photographes sont restés à l’argentique…Or quand on y réfléchit un peu, ces technologies étaient les fleurons technologiques de l’époque de nos parents et grands-parents ! Une époque pendant laquelle nous menions tous une existence d’enfant plutôt paisible, au milieu de ces objets du quotidien que nous agitons aujourd’hui comme autant de hochets à l’archaïsme attendrissant.

Aujourd’hui trentenaires et quadras, confrontés à la violence et aux responsabilités de nos vies d’adultes nous ne retrouvons plus cette richesse d’âme dans nos appareils photo numériques, nos tablettes et nos fichiers MP3. Pour nous, ils représentent un coût ou un outil informatique (de plus). Seuls nos enfants les brandiront sans doute comme les restes d’un temps bénit où l’on aimait feuilleter l’Ipad de papa sur ses genoux…

Le dernier dinosaure culturel fait aujourd’hui l’objet d’un combat presque perdu d’avance. Le livre et ses pages de papier font aujourd’hui face aux téléchargements chaque jour plus nombreux, au grand désespoir de Frederic Beigbeder, ancien créatif sans doute lui aussi nostalgique de son bon vieux print…

Publicités

Est-ce que je plais à ma marque ?

C’est peut-être la question que devront peut-être bientôt se poser les consommateurs !

La marque Abercrombie & Fitch vient en effet de demander expressément à Mike « The Situation » Sorrentino, un jeune playboy de la télé réalité américaine, de ne plus porter ses vêtements…et propose même de le payer afin qu’il s’exécute ! La marque estimant subir un « préjudice significatif » de la part du jeune homme bodybuildé et de son attitude pendant le show.

Vous vous rendez compte ? Moi qui croyais pendant toutes ces années que c’était le rôle exclusif des marques de séduire les consommateurs, me voilà contraint de me poser clairement la question de ma légitimité à utiliser un Iphone, de porter un Levi’s et de commencer à établir un bilan objectif de ma carrière afin de déterminer si oui ou non, à l’approche de la retraite, j’aurai suffisamment réussi ma vie afin d’arborer à mon poignet sans la ternir, une Rolex.

Devrons-nous bientôt instaurer un principe de jouissance de marque au mérite ? Les marques sont elles là pour rehausser notre image ou pour affirmer un statut ? Et que penser de cette belle jeunesse de banlieue vivant dans la sermi entre les murs de la téci se faisant parfois courser par les keufs en conduisant…BMW et Mercedes. Les constructeurs allemands comme d’autres marques, ont-ils véritablement les moyens d’être aussi select au niveau de leurs cibles dans un contexte de crise et d’objectifs financiers toujours plus hauts ?

Une petite discussion avec Eric Bertin, Directeur des Stratégies et mon partenaire de jeu privilégié chez BusinessLab, m’a aussi amené à une autre analyse de la réaction d’Abercrombie :

Il faudrait en effet y voir une véritable réaction de courage de la marque. Abercrombie serait l’une des premières marques réellement couillues à revenir sur le devant de la scène avec un vrai projet et une vraie vision qui leur est propre. Des marques s’affranchissant quelques peu de l’emprise communautaire pour dire un grand « merde » à leurs clients et aux icônes qui les représentent pour regagner l’indépendance d’esprit et la singularité qui ont fait leur succès.

Plus la marque me repousse, plus elle m’aime ? Je me demande s’il n’est pas plus facile de comprendre les femmes finalement…